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Grondeux, Anne, Glosa Super Graecismum Eberhardi Bethuniensis, De Figuris Coloribusque Rhetoricis, Turnhout, Brepols, 2010, 1 vol., coll.: CCCM 225, LII-340 p.-[5] p. de pl. p., ISBN 978-2-503-53348-3, prix : 210 euros.
Le commentaire du manuscrit Paris, Bibliothèque nationale de France, lat. 14746 offre un éclairage sur l’enseignement grammatical, plus précisément celui des figures de grammaire et de rhétorique, à l’aide du Graecismus d’Evrard de Béthune, du XIIIe au XVe siècle. Son édition est non seulement celle d’un état du texte, mais aussi aperçu, dans les apparats, sur son histoire. Le manuscrit utilisé est en effet un témoin tardif qui synthétise des traditions variées, reflétant ainsi la construction par accrétion d’un savoir cumulatif : on y retrouve l’influence lointaine de Jean de Garlande, combinée avec celle des productions universitaires de la Faculté des Arts, dont sont reprises les spéculations intentionnalistes et modistes, ainsi que l’habitude de recourir à des prologues introductifs à l’étude du manuel, édités en annexe.
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Archaimbault, Sylvie & Serhii Wakoulenko, Un comparatiste avant la lettre : Ivan Pereverzev et ses "Préceptes de la rectitude grammaticale russe ... à l'usage des Ukrainiens" (1782), Paris, Institut d'Etudes Slaves, 2010, 115 p., ISBN 978-2-7204-0464-1, prix : 16 euros.
Édité en 1782, sous le règne de Catherine II, cet ouvrage, 1;4 première grammaire du russe à destination des Ukrainiens, se présente comme un manuel du bon usage russe. Mais il est bien plus que cela, à savoir une véritable comparaison des deux langues, très fine en ce qui concerne les particularités phonétiques du russe et de l'ukrainien. La rareté des données relatives à la langue ukrainienne au XVIIIe siècle en
fait une source précieuse. Par ailleurs, l'auteur contribue à la diffusion des analyses les plus contemporaines de la langue russe, qui se rallient à la théorie et à la pratique grammaticales françaises de l'époque. Ainsi
considère-t-il les caractéristiques des langues étudiées comme un système, révélateur du « génie de la langue ». Son auteur, Ivan Pereverzev (mort en 1794) est égaiement l'auteur d'une Description topographique..., qui recèle maintes informations sur la vie et les moeurs des populations ukrainiennes. Nous proposons ici une édition critique de la grammaire, les Préceptes élémentaires de la rectitude grammaticale..., accompagnée de sa traduction intégrale en regard et complétée d'un chapitre introductif destiné a replacer l aeuvre dans son contexte historique et linguistique, d'un appareil de notes et d'index.
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Colombat, Bernard, Jean-Marie Fournier & Christian Puech, Histoire des idées sur le langage et les langues, Paris, Klincksieck, 2010, coll.: 50 questions, 280 p., ISBN 9782252035993, prix : 18 euros.
Première partie. Les enjeux de la rétrospection
1. « Histoire des idées sur le langage et les langues » ou « histoire des théories linguistiques » ?
2. Que fait-on quand on fait de l'histoire des idées linguistiques ?
3. Comment fait-on de l'histoire des idées linguistiques ?
4. Quels usages peut-on faire de l'histoire des idées linguistiques ?
5. Quelles ont été historiquement les réceptions de la Grammaire Générale et Raisonnée ?
6. Quelles ont été historiquement les réceptions du Cours de Linguistique Générale de Saussure ?
7. Quel rapport l'histoire de la linguistique entretient-elle avec l'épistémologie ?
Deuxième partie. La dimension anthropologique des savoirs sur la langue et le langage
8. Tous les hommes parlent mais pourquoi tous ne sont-ils pas grammairiens ou linguistes ?
9. Existe-t-il des conditions générales d’apparition des traditions grammaticales ?
10. En quoi consiste l’hypothèse technologique ?
11. Le seuil de l’écriture ?
12. Existe-t-il une « linguistique populaire » ?
13. Qu’est-ce qu’une représentation mythique du langage ?
Troisième partie. Naissance des problématiques
14. Comment naît la réflexion sur le langage en Grèce ancienne ?
15. Que nous apprennent les textes de Platon sur les conceptions du langage dans la Grèce classique ?
16. Comment la grammaire s’est-elle séparée des disciplines connexes (rhétorique et dialectique) et en quoi est-elle liée à la philologie ?
17. Pourquoi nom et verbe en premier lieu ? Comment s’est constitué l’énoncé ?
18. Comment s’est développé le schéma des (autres) parties du discours ?
19. Comment les catégories linguistiques se sont-elles créées, puis développées, et comment ont-elles été nommées ?
20. Comment la grammaire a-t-elle commencé à Rome ?
21. Sous quelles formes se présentent les grammaires les plus anciennes de la tradition occidentale ?
22. En quoi les grammaires sont-elles des objets culturels singuliers ?
23. Comment analyser, apprendre et faire apprendre le matériau de la langue (phonétique et morphologie) ?
24. Y a-t-il eu une syntaxe dans l’Antiquité grécolatine ?
25. Comment les modèles syntaxiques se sont-ils développés ?
Quatrième partie. La description des langues du monde
26. Comment la traduction/adaptation du Donat (grammaire latine du IVe siècle) en vint-elle à constituer l’atelier (la fabrique) des premières grammaires des vernaculaires ?
27. Comment les grammairiens ont-ils adapté les concepts de la tradition gréco-latine ?
28. Quels problèmes de description les grammairiens rencontrent-ils dans la mise en oeuvre de cet outillage conceptuel ?
29. Pourquoi a-t-on eu l’idée de décrire et de comparer les langues du monde ? comment s’y est-on pris ?
30. Comment les grammairiens appréhendent-ils le phénomène de la diversité des langues à partir de l’expérience des grands voyages de découverte et de l’entreprise coloniale ?
31. Pourquoi la description des langues du monde se développe-t-elle surtout à la Renaissance ?
32. Comment la description des langues s’articule-telle avec leur institution ?
Cinquième partie. Généralité / diversité / historicité
33. Comment s’est posé le problème de la généralité ?
34. Qu’y a-t-il de général dans la théorie de l’énoncé à Port-Royal ?
35. Comment passe-t-on de la représentation de la structure logique de la proposition à une théorie syntaxique des fonctions ?
36. Qu’y a-t-il de général dans la théorie de la détermination à Port-Royal ?
37. L’école a-t-elle été un agent de disqualification de la grammaire générale ?
38. En quoi et dans quelles limites l’histoire comparée des langues est-elle la problématique privilégiée du XIXe siècle ?
39. Pourquoi l’apparition du terme « linguistique » est-il contemporain du développement de la grammaire historique et comparée ?
40. Quelles sont les grandes thématiques du siècle de la grammaire historique et comparée ?
41. Comment est-on passé du « mot » à la comparaison morphologique, puis aux lois phonétiques ?
42. Quels ont été les apports de la reconstruction ?
43. Dans quelle mesure et comment a-t-on renoncé à la question de l’origine du langage et des langues ?
Sixième partie. La constitution de la linguistique comme discipline
44. Que veut dire « général » dans linguistique générale ?
45. Comment et pourquoi apparaissent les projets de langues universelles ou internationales (type espéranto) ?
46. Comment le problème de l’identification de l’objet de la linguistique est-il posé chez Saussure ?
47. Comment la linguistique s’est-elle imposée comme matrice disciplinaire dans les sciences humaines ?
48. L’objet linguistique a-t-il gardé son unité ?
Conclusion
49. Étudier les outils et les théories linguistiques sur la longue durée est-il utile ?
50. L’historien des savoirs linguistiques doit-il être relativiste ?
Repères chronologiques
Ouvrages utilisés et instruments bibliographiques
Sources primaires
Bibliographie secondaire
Index sélectif des notions et des termes
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Baratin, Marc, Bernard Colombat & Louis Holtz, eds., Priscien : Transmission et refondation de la grammaire, de l'antiquité aux modernes, Turnhout, Brepols, 2009, coll.: Studia Artistarum 21, XXII+770 p., ISBN 978-2-503-53074-1, prix : 80 euros.
Chassé d'Afrique par les invasions vandales et installé à Constantinople au début du 6e s., Priscien a engagé à la fin de l'Antiquité une synthèse et une refonte de la grammaire antique en faisant confluer ses principaux courants, la tradition grammaticale romaine et les apports grecs issus de la grammaire alexandrine, auxquels il a intégré des recherches menées dans d¹autres domaines de l'analyse de la parole, en rhétorique et en philosophie. Cet effort d'innovation mené dans la partie orientale de l'Empire romain répondait au recul de la langue latine et de son enseignement face au grec, et se présente comme une solution pour enrayer ce recul. La création de la première grammaire moderne en Occident est ainsi d¹abord une entreprise de relégitimation de l'apprentissage et de la maîtrise des codes d'analyse de la langue, pratique culturelle largement développée par l'Antiquité. Auteur à multiples dimensions, chez qui se croisent les spécificités et les ambiguïtés de l'Antiquité tardive, Priscien a été le passeur par qui l'époque médiévale a eu connaissance de la description linguistique complexe: son influence a été immense durant tout le Moyen Age, et ses échos sont perceptibles jusque dans la tradition classique.
Malgré cela, aucune traduction dans une langue moderne n'a encore été faite des principaux textes de Priscien, et on commence aujourd¹hui seulement à mesurer l'importance et l'originalité de cet auteur.
Le présent volume est la première mise au point d'ensemble qui lui soit consacrée, réunissant les points de vue transversaux d'antiquisants, de linguistes, d'historiens et de médiévistes.
Introduction IX
1. La position de Priscien
Ballaira, Guglielmo, Il Panegirico di Prisciano ad Anastasio, 3
Bonnet, Guillaume, La géographie de Priscien, 19
2. La transmission des oeuvres : problèmes codicologiques/ éditions/ histoire du texte
Holtz, Louis, L'émergence de l'oeuvre grammaticale de Priscien et la chronologie de sa diffusion, 37
Ahlqvist, Anders, Deux poèmes vieil-irlandais du Codex 904 de St-Gall, 57
Szerwiniack, Oliver, L'étude de Priscien par les Irlandais et les Anglo-saxons durant le haut Moyen Age, 65
Antonets, Ekaterina, Manuscripts of Priscian n libraries of Saint Petersburg and Moscow, 77
3. L'Ars Prisciani, alias les Institutions grammaticales : sources et ruptures
3.1. Les sources en arrière-plan : philosophie, logique et rhétorique, 83
Ebbesen, Sten, Priscian and the Philosophers, 85
Luhtala, Anneli, Priscian's Philosophy, 109
Garcea, Alessandro, Substance et accidents dans la grammaire de Priscien, 125
Baratin, Marc, La classification stoïcienne des prédicats selon Priscien : un modèle de réinterprétation, 139
3.2. Le modèle d'Apollonius et ses limites
Lallot, Jean, Entre Apollonius et Planude : Priscien passeur, 153
Schmidhauser, Andres, Le 'De pronomine' de Priscien et son modèle grec, 167
3.3. La relation à la tradition grammaticale et lexicographique et ses ambiguïtés
Lomanto, Valeria, Le citazioni du Varrone in Prisciano, 183
Bertini, Ferruccio, Riesame dei rapporti tra Prisciano e Nonio alla luce di nuove ricerche, 197
Keller, Madeleine, Prsicien (GL3, 70.4-71.6 ; 77.7-12) et Nonius Marcellus (livre 11), 205
Cristante, Lucio, Sulle fonti comuni delle Artes grammaticae di Marziano Capella e di Prisciano, 221
Maltby, Robert, Priscian's etymologies : sources, function and theoretical basis : "Graeci, quibus in omni doctrinae auctoribus ultimur", 239
4. L'Ars Prisciani, alias les Institutions Grammaticales : le contenu
4.1. La composition interne du Priscianus maior et du priscianus minor, et le rapport de l'un à l'autre, 247
De Nonno, Mario, Ars Prisciani Caesariensis : problemi di tipologia e di composizione, 249
4.2. Quelques points abordés : phonétique, catégories linguistiques, syntaxe, 279
Biville, Frédérique, la "phonétique" de Priscien, 281
Conduché, Cécile, la syllabe entre phonétique et morphologie, 299
Calboli, Gualtiero, les modes chez Priscien (GL3, 235.16-267.5, 315
Flobert, Pierre, le chapitre de Priscien sur la voix et la diathèse (GL 2, 373-404), 331
Swiggers, Pierre et Wouters, Alfons, l'analyse du pronom comme catégorie morpho-sémantique, 341
Barnes, Jonathan, Quelques remarques sur la caractérisation des connecteurs chez Priscien, 365
Pugliarello, Mariarosaria, Prisciano e la lingua delle emozioni, 385
5. Les scripta minora ; le PS.-Priscien (De accentibus)
Martinho, Marcos, A propos des différences entre les Praeexercitamina de Priscien et les Progymnasmata du Ps.-Hermogène, 395
Passalacqua, Marina et Giammona, Claudio, Lo pseudo-priscianeo De accentibus : testo e tradizione, 411
6. La réception
6.1. Les relais et la première réception
Cinato, Franck, les gloses carolingiennes à l'Ars Prisciani. Méthode d'analyse, 429
Grondeux, Anne, Influences de Consentius et Priscien sur la lecture de Donat. L'exemple des res proprie significatae (VIIe-IXe siècles), 445
Munzi, Luigi, Prisciano nell'Italia meridionale : la Adbreviatio artis grammaticae di Orso di Benevento, 463
Goullet, Monique, Priscien dnas la lettre d'Ermenrich d'Ellwangen à Grimald, abbé de Saint-Gall, 481
6.2. Priscien dans l'enseignement des écoles et des universités médiévales
Rosier-Catach, Irène, Les glosulae super Priscianum : sémantique et universaux, 489
6.3. Priscien à la Renaissance et à l'âge classique
Lardet, Pierre, Priscien, le latin, le grec à la Renaissance : J.-C. Scaliger et son 'De causis linguae latinae (1540), 587
Fournier, Jean-Marie, Raby, Valérie, La sémantique du nom dans les gramamires françaises (XVIe-XVIIe siècles) : échos des réflexions priscianiennes, 613
Colombat, Bernard, Priscien vu par les grammairiens de l'Encyclopédie : Du Marsais et Beauzée, 633
Conclusion
De Paolis, Paolo, Per un catalogo delle opere e dei manoscritti grammaticali tardoantichi e altomedievali, 653
Abréviations, Bibliographie : auteurs et textes anciens, bibliographie secondaire
Index des auteurs anciens, des auteurs modernes, des manuscrits, des passages de Priscien cités dans les GL 2 et 3, des concepts et des termes.
Brumberg-Chaumont, Julie, la signification de la substance chez Priscien et Pierre Hélie, 503
Basset, Louis, Priscien dans la grammaire grecque de Roger Bacon, 521
Codoñer, Carmen, Species nominum en Prisciano y Juan de Balbi, 535
Marguin-Hamon, Elsa, La présence de Priscien dans les grammaires versifiées du premier XIIIe siècle, 557.
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Büttgen, Philippe, Alain de Libera, Marwan Rashed, Irène Rosier-Catach, eds, Les Grecs, les Arabes et nous : Enquête sur l'islamophobie savante, Paris, Fayard, 2009, 374 p., ISBN 9782213651385, prix : 24 euros
La peur des Arabes et de l’islam est entrée dans la science. On règle à présent ses comptes avec l’Islam en se disant sans « dette » : « nous » serions donc supposés ne rien devoir, ou presque, au savoir arabo-musulman. L’Occident est chrétien, proclame-t-on, et aussi pur que possible.
Ce livre a plusieurs « affaires » récentes pour causes occasionnelles. Occasionnelles, parce que les auteurs, savants indignés par des contre-vérités trop massives ou trop symptomatiques, s’appuient sur ces débats pour remettre à plat le dossier de la transmission arabe du savoir grec vers l’Occident médiéval. Occasionnelles, parce que les différentes contributions cherchent à cerner la spécificité d’un moment, le nôtre, où c’est aussi dans le savoir que les Arabes sont désormais devenus gênants.
Il est donc question ici des sciences et de la philosophie arabo-islamiques, des enjeux idéologiques liés à l’étude de la langue arabe, de ce que « latin » et « grec » veulent dire au Moyen Age et à la Renaissance, de la place du judaïsme et de Byzance dans la transmission des savoirs vers l’Europe occidentale, du nouveau catholicisme de Benoît XVI, de l’idée de « civilisation » chez les historiens après Braudel, des nouveaux modes de validation des savoirs à l’époque d’Internet, ou de la manière dont on enseigne aujourd’hui l’histoire de l’Islam dans les lycées et collèges.
Il est question dans ce livre des métamorphoses de l’islamophobie. Pour en venir à une vue plus juste, y compris historiquement, de ce que nous sommes : des Grecs, bien sûr, mais des Arabes aussi, entre autres.
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Gessner, Conrad, Mithridate. Mithridates (1555) Introduction, texte latin, traduction française, annotation et index par Bernard Colombat et Manfred Peters, Genève, Droz, 2009, coll.: Travaux d'Humanisme et Renaissance - 452 672 p., ISBN 978-2-600-01285-0 prix : 80 euros.
En 1555, le médecin et botaniste zurichois Conrad Gessner eut l’idée de rassembler les observations qu’il avait glanées sur les langues à l’occasion de ses nombreux travaux. Il en résulte un bref ouvrage de quatre-vingts feuillets, au format de poche, qui présente, selon l’ordre alphabétique, à la fois les langues et les peuples qui les parlent, et qui constitue l’une des premières compilations linguistiques. Le Mithridate comporte d’assez nombreuses citations (presque toujours explicites) et des échantillons de langues, sous la forme notamment de vingt-sept versions du Notre père. La présente édition donne une introduction, puis le texte latin et sa traduction en vis-à-vis, une abondante annotation répartie sous les deux textes, six index et une importante bibliographie.
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Bühler, Karl, Théorie du langage, Traduction, notes et glossaire de Didier Samain, présentation de Janette Friedrich, préface de Jacques Bouveresse, Marseille, Agone, 2009, coll.: Bancs d'essais, 687 p., ISBN 978-2-7489-0086-6, prix : 35 euros.
« Ce qu’effectue le langage humain est triple : expression, appel et représentation. Le signe langagier est symptôme en vertu de sa dépendance par rapport à l’émetteur, dont il exprime l’intériorité ; il est signal en vertu de son appel à l’auditeur, dont il guide le comportement externe ou interne comme d’autres signes de communication ; il est symbole en vertu de sa coordination aux objets et aux états de choses. » Paru en 1934, ce classique des sciences du langage est aujourd’hui l’un des fondements de la pragmatique, de la sémiotique et de la théorie de la communication. Il se situe à un carrefour : héritage de la linguistique allemande du XIXe siècle, réception critique de la phénoménologie de Husserl, proximité avec la démarche déductive de Hilbert, lecture originale du Cours de linguistique générale de Saussure, relations avec le cercle de Vienne et les écrits contemporains de Wittgenstein, etc. Son modèle des trois fonctions du langage a nourri les travaux de Jakobson, de Popper et bien d’autres. D’essence interdisciplinaire, croisant étroitement psychologie et linguistique, cette pensée retrouve son actualité avec les travaux cognitivistes sur le langage et sur l’esprit. Professeur à Vienne, Karl Bühler (1879-1963), qui était aussi philosophe et psychologue, compte parmi les fondateurs de la linguistique contemporaine. Cette traduction inédite est accompagnée d'un important appareil critique, dont une présentation historique et un glossaire des principaux concepts.
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Auroux, Sylvain, La philosophie du langage, Paris, PUF, 2008, coll.: Que sais-je ? 1765, ISBN 978-2-13-056889-6.
On définit l'homme par le langage et par la raison, cequi signifie que ,sans langage, il n'y aurait pas de rationalité. La raison et le langage peuvent-ils se confonde comme le supposaient les projets de langue universelle ? Que signifie alors pour la raison humaine le fait que le langage nous soit donné sous la forme d'une multiplicité de langues différentes ? Ainsi que ces questions le montrent, la philosophie du langage ne se réduit certainement pas à la philosophie des sciences du langage. De Platon à Quine, cet ouvrage invite à appréhender la philosophie du langage dans son hétérogénéité afin de mieux en apprécier l'importance au sein de la philosophie.
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Chevillard, Jean-Luc, Companion volume to the Cēṉāvaraiyam on Tamil morphology and syntax. Le commentaire de Cēṉāvaraiyarsur le Collatikarām du Tolkāppiyam vol. 2: English introduction, glossaire analytique, appendices., Pondichéry, IFP / EFEO, 2008, coll.: Indologie n° 84.2, 526 p., ISBN 9782855396699
This companion volume to a French translation of the Cēṉāvaraiyam, also intended as a help to the reading of similar texts, is part of an endeavour to document the development of the Tamil scholarly tradition. The central part of the book is an analytic glossary of all technical words and phrases used by Cēṉāvaraiyar while commenting on the Collatikarām, a task which required him both to describe the Tamil language and at the same time to explain what the author of the Tolkāppiyam had revealed about it. The original approach chosen by Jean-Luc Chevillard, a historian of linguistics, devotes as much attention to metagrammatical items as to grammatical ones. The focus is not on finding truths about language, but on examining for itself that ancient and interesting human rational activity: the building of grammars
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Chabrolle-Cerretini, Anne-Marie, La vision du monde de Wilhelm von Humboldt : Histoire d'un concept linguistique, Lyon, ENS éditions, 2008, 148 p., ISBN 978-2-84788-109-7. prix : 21.85 euros.
SOMMAIRE
Introduction
PREMIÈRE PARTIE – HUMBOLDT ET SON ÉPOQUE : LES ORIGINES DU CONCEPT
Chapitre 1 – L’homme, objet d’étude
Une science de l’homme
Humboldt et l’anthropologie comparée
Chapitre 2 – Les langues : réalités de tous les enjeux
La langue et les questions identitaires
La langue basque à la source du projet linguistique humboldtien
L’étude des langues
DEUXIÈME PARTIE – LE CONCEPT DE VISION DU MONDE
Chapitre 3 – Le discours de 1820
Le texte fondateur d’une pensée linguistique qui va s’écrire jusqu’en 1835
Les premières occurrences du concept de vision du monde
Chapitre 4 – Une approche théorique de la diversité des langues
Le processus dynamique du langage
La langue dans des dépendances inédites
La vision du monde dans ses limites relativistes
TROISIÈME PARTIE – LES PRINCIPES D’UNE RECHERCHE DES VISIONS DU MONDE
Chapitre 5 – Les principes organisateurs de l’étude
La constitution du corpus
Une étude comparée des langues
Une étude de la langue et du discours solidaires
Chapitre 6 – La linguistique humboldtienne
L’étude de la structure de la langue
L’étude du caractère de la langue
Chapitre 7 – L’audience du concept de vision du monde
Un rendez-vous manqué
Un concept éclaté et interprété
Conclusion
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Valdés, Juan de, Dialogue de la langue. Diálogo de la lengua (1535), Présentation en version bilingue espagnol et français. Introduction, traduction et notes: Anne-Marie Chabrolle-Cerretini, Paris Honoré Champion, 2008, 440 p., ISBN 9782745317223, prix : 59 euros.
Juan de Valdés écrit le Dialogue de la langue en 1535. Dans le contexte castillan, l'œuvre fait partie, avec la Gramática de la lengua castellana d'Antonio de Nebrija, des premiers écrits de la fin du XVe-début du XVIe en matière de description de la langue castillane. Dans le contexte roman de la Renaissance, elle est représentative des dialogues portant sur des questions linguistiques et prend part aux débats sur les langues vulgaires. Ni grammaire ni traité, le dialogue de Valdés n'en constitue pas moins une œuvre majeure sur la langue castillane du début du XVIe siècle.
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Auroux, Sylvain, La question de l'origine des langues, suivi de: l'historicité des sciences, Paris, PUF, 2007, coll.: Quadrige, essais, débats, 179 p., ISBN 978-2-13-056484-3
Dans cet essai, l'auteur présente une histoire critique et une évaluation sans complaisance du renouveau contemporain des recherches sur l'origine des langues. L'argumentation s'appuie sur une analyse du fonctionnement de la science moderne qui constitue la seconde partie de l'ouvrage
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Kouloughli, Djamel, Le résumé de la grammaire arabe par Zamaḵšarī, Lyon, ENS Editions, 2007, ISBN 978-2-84788-096-0
Zamaḵšarī, l'un des plus grands grammairiens de langue arabe du XIIe siècle, est l'auteur du Mufaṣṣal, oeuvre majeure de la tradition grammaticale arabe qui fera, des siècles durant, l'objet de nombreux commentaires. Il est aussi l'auteur du ’Unmūḏağ, dont on trouvera ici, pour la première fois, une version arabe intégralement vocalisée, acompagnée d'une transcription phonétique et d'une traduction française abondamment commentée. Cet ouvrage s'adresse à la fois aux arabisants cherchant une présentation brève mais complète et systématique de la grammaire arabe traditionnelle, et aux linguistes et historiens de la linguistique désireux de comprendre les mécanismes de description et d'analyse des données linguistiques développées dans l'une des traditions linguistiques majeures.
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Kouloughli, Djamel E., L'arabe, Paris, PUF, 2007, coll.: Que sais-je ? 3783, 127 p.
Dernière des langues sémitiques à être apparue sur la scène de l'histoire mondiale, au VIIe siècle de notre ère, l'arabe, d'abord idiome archaïque de Bédouins nomadisant dans les déserts d'Arabie, devient, en moins de deux siècles, l'une des langues majeures dans l'histoire de la culture humaine. Elle sera à la fois la langue liturgique de l'islam, en véhiculant le message coranique ; le principal vecteur, pour de nombreux siècles, de l'activité scientifique et philosophique, en assimilant l'héritage des grandes cultures classiques de l'Orient ; et le support d'une foisonnante littérature. Aujourd'hui, elle est l'une des dix principales langues de la planète. Cet ouvrage présente les grandes étapes de la naissance de la langue arabe et de son évolution jusqu'à nos jours.
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Grondeux, Anne & Irène Rosier-Catach, La "Sophistria" de Robertus Anglicus, Paris, Vrin, 2006, coll.: Sic et non, 412 p., ISBN 2-7116-1820-X.
détails
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Chevalier, Jean-Claude, Histoire de la syntaxe: naissance de la notion de complément dans la grammaire française (1530-1750), Paris, Honoré Champion, 2006, coll.: Bibliothèque de grammaire et de linguistique 18, 784 p., ISBN 2745311689, prix: 125 euros.
détails
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Mazière, Francine, L'analyse du discours, Paris, Presses Universitaires de France, 2005, coll.: Que sais-je? 3735, ISBN 2-13-054920-9, prix: 8 euros.
Détails
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Garcea, Alessandro, Cicerone in esilio:l'epistolario e le passioni, Hildesheim, Georg Olms, 2005, coll.: Spudasmata 103, 319 p., ISBN 3-487-12831-4, prix: 48 euros.
détails
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Bally,
Charles, La crise du français: notre langue maternelle à
l'école, édition Jean-Paul Bronckart, Jean-Louis Chiss &
Christian Puech, Genève, Droz, 2004, 120 p., ISBN
2-600-00949-3.
détails
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Cassin,
Barbara, ed., Vocabulaire européen des philosophies:
dictionnaire des intraduisibles, Paris, Le Seuil, Le Robert,
2004, 1532 p., ISBN 2020307308
[Plusieurs membres
du laboratoire sont auteurs d'articles du dictionnaire ; I. Rosier-Catachest
l'un des 11 responsables scientifiques]
détails
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Chevillard,
Jean-Luc & Eva Wilden, eds., South-Indian Horizons:
felicitation volume for François Gros on the occasion of his 70th
birthday, Préface: R.E. Asher & avec la collaboration de
A. Murugaiyan, Pondichéry, Institut français de Pondichéry, Ecole
française d'Extrême Orient, 2004, Vol. 94, coll.: Publications du
département d'indologie, 651 p., ISBN 2-85539-630-1
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Puech, Christian, Linguistique
et partages disciplinaires à la charnière des XIXe et XXe siècles:
Victor Henry (1850-1907), Marc Décimo, bibliographie de V.
Henry, Louvain, Peeters, 2004, Vol. 55, coll.: Bibliothèque de
l'Information Grammaticale, vi+416 p., ISBN 90-429-1420-3, prix:
60 euros.
détails
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Rosier-Catach, Irène, La parole efficace: Signe,
rituel, sacré, Paris, Seuil, 2004, coll.: Des travaux,
704 p., ISBN 2020628058, prix: 38 euros.
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Langue française, La grammatisation du français: qui que quoi vs qui(s) quod entre 16e et 17e siècles, numéro dirigé par B. Colombat, 2003, 139
détails
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Auroux,
Sylvain / Koerner, E.F.K. / Niederehe, Hans-Josef / Versteegh,
Kees. History of the Language Sciences / Geschichte der
Sprachwissenschaften / Histoire des sciences du langage - An
International Handbook on the Evolution of the Study of Language
from the Beginnings to the Present / Ein internationales Handbuch
zur Entwicklung der Sprachforschung von den Anfängen bis zur
Gegenwart, Berlin, New York, Walter de Gruyter, coll.
Handbücher zur Sprach- und Kommunikationswissenschaft / Handbooks
of Linguistics and Communication Science, vol. 18
t. 1 - 2000. LX,
1094 pages. Cloth. Euro 448, ISBN 3-11-011103-9
t. 2 - 2001. Euro
398, ISBN 3-11-016735-2
t. 3 - 2006 http://www.degruyter.de/rs/bookSingle.cfm?id=IS-3110167360-1&fg=SK&l=E
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Biard, Joël & Irène
Rosier-Catach, La tradition médiévale des catégories
(XIIe-XVe siècles), Leuven, Peeters, 2003, ISBN 90-429-1335-5,
prix : 85 €.
détails
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Alvarez-Péreyre, Frank
& Jean Baumgarten, Linguistique des langues juives et
linguistique générale, Paris, CNRS éditions, 2003, coll.:
sciences du langage, 448 p., ISBN 2-271-06153-9, prix : 30 €.
détails
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Kessler-Mesguich,
Sophie, La langue des sages :
Matériaux pour une étude linguistique de l'hébreu de la
Mishna, Paris, Louvain, Peeters, 2002, coll.: collection de la
revue des études juives, 269 p., ISBN
90-429-1191-3.
Détails
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Auroux, Sylvain,
ed., History of Linguistics
1999 : Selected papers from the Eighth International Conference on
the History of the Language Sciences, 14-19 september 1999,
Fontenay-St. Cloud with the assistance
of Jocelyne Arpin, Elisabeth Lazcano, Jacqueline Léon, Amsterdam,
Philadelphia, John Benjamins, 2003, Vol. 99, coll.: Studies in the
History of the Language Sciences, xii+403 p., ISBN 90 272 45886,
prix : € 135.
Détails
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Auroux, Sylvain, dir., Histoire des idées linguistiques, hégémonie du
comparatisme, Liège,
Mardaga, 2000, tome 3, coll. Philosophie et Langage, 594 p., ISBN
2-87009-725-5, prix 295 F
(le tome I : "La naissance des métalangages en Orient et en Occident" est paru en 1989, le tome II : "Le développement de la grammaire occidentale" est paru en 1992, chez le même éditeur)
distribution : SOFEDIS, 11 rue Soufflot, 75005 Paris, tel
01 53 10 25 25, fax : 01 53 10 25 56
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Colombat,
Bernard, dir., assisté de Elisabeth Lazcano, «Corpus représentatif des
grammaires et des traditions linguistiques, tome II », Histoire
Epistémologie Langage, 2000, hors-série n°3, 652 p., ISBN
2-913296-01-7, prix 145 F.
distribution
: PUF
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