Mathématisation du langage au 20e siècle
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J; Léon, Ph. De Brabanter & J.-M. Fortis
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Présentation |
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S. Auroux |
Mathématisation de la linguistique et nature du langage
résumé - abstract
La linguistique est sans doute l’une des rares disciplines à posséder une « mathématisation spécifique ». Elle le doit principalement à la nature même du langage et à des propriétés comme les possibilités de transposition, de substitution ou d’autonymie, ainsi qu’à la compositionnalité des éléments de l’énoncé. Dès l’apparition de la logique on voit naître une formalisation spécifique sous forme de littérarisation. Parmi les différentes formes de mathématisation possibles, la voie quantitative n’a, jusqu’ici, guère été féconde. La voie sémantique a longtemps été la plus fructueuse puisqu’on lui doit partiellement la naissance de nouveaux objets mathématiques (notions d’extension des concepts, à l’origine de celle de classe). Le succès de la mathématisation (et l’apparition de concepts intrinsèques) a tenu à l’extension de la notion de calcul. Elle passe massivement par la logique. Une première extension est venue avec l’algèbre de Boole. La seconde provient de la constitution de la notion moderne de calculabilité, liée aux machines de Turing et la théorie des langages formels ; elles ont fait naître une linguistique mathématique, qui s’est définitivement imposée dans la seconde moitié du 20e s.
Linguistics is probably one of the few disciplines with its own specific mathematisation. This it owes mainly to the very nature of language and to properties like transposability, substitutability, autonymy, and compositionality. From the very early days of logic, there appeared a special formalisation, in the shape of an ideography. Among the various possible types of mathematisation, quantitative methods have not so far proved very productive. For a long time, semantic methods were the most fruitful; notably, they were instrumental in the creation of new mathematical objects (e.g. the extension of a concept, which led to the notion of classes). In the end, the mathematisation of linguistics has been successful (and has forged intrinsic concepts) because it has broadened the notion of calculus. This development owes a lot to logic. An initial extension of calculus came with Boolean algebra. A second one stemmed from the modern notion of calculability, linked to Turing machines and the theory of formal languages : they gave birth to a genuine form of mathematical linguistics, which became dominant in the second half of the 20th century.
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M. Barbut |
Les Lois de Pareto et Lévy leur cas particulier : la loi rang-fréquence de G. K. Zipf
résumé - abstract
Une famille de lois statistiques, dont la première fut découverte en 1896 par Vilfredo Pareto à propos de la distribution des revenus, est aussi universelle et générale que la « loi normale » : ce sont les lois en « fonction puissance ». On les trouve en effet dans des domaines aussi variés que la géographie urbaine, la répartition des richesses et des revenus (en économie), la géographie physique, la granulométrie, les mathématiques financières, etc. et la lexicologie, où elles sont connues sous les noms de lois de Zipf et d’Estoup ou encore — dans leur forme la plus générale — de B. Mandelbrot.
Ce qui les caractérise, c’est que les très grandes valeurs n’y sont pas rares ; il en résulte qu’elles n’ont en général pas de variance et parfois pas de moyenne : ce dernier cas est fréquent en lexicologie. Par conséquent leur maniement nécessite quelques précautions, de même que l’interprétation des ajustements à des données empiriques. De l’universalité de ces lois résulte une grande variété des « modèles mathématiques » permettant de les engendrer. Ceux-ci vont de mécanismes totalement déterministes à des théories purement probabilistes : les lois stables de Paul Lévy.
A family of statistical laws, the first of which was discovered in 1896 by Vilfredo Pareto in relation to the distribution of incomes, is as universal and as general as the “normal law”: these are the laws expressed by “power functions”. They are relevant in various domains such as urban Geography, the distribution of wealth and incomes (in Economics), physical Geography, Granulometry, Financial Mathematics, and Lexicology, where they are known as the Zipf and Estoup laws, or — in their most general form — as the Mandelbrot law. They are characterized by the fact that very large values of the variable are not unlikely; hence, in general, the variance of a distribution is infinite, and possibly also its mean: the last case is frequent in Lexicology. Therefore they must be handled with care, notably when interpreting their application to empirical data. Due to the universality of these laws, there exists a great number of “mathematical models” that can explain them. These range from absolutely deterministic mechanisms to pure probabilistic theories: Paul Lévy stable laws.
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J.-P. Desclès |
Le concept d'opérateur en linguistique
résumé - abstract
La notion d’opérateur n’a pas toujours un statut bien clair en linguistique. Pourtant, l’application d’un opérateur à un opérande sert de base primitive aux formalismes applicatifs (?-calcul, logique combinatoire, programmation fonctionnelle) utilisés explicitement ou implicitement par plusieurs linguistes. Considéré comme un processus opératoire, l’opérateur est associé à des unités linguistiques incomplètes (ou syncatégorèmes). Les types fonctionnels de Church formalisent adéquatement les différents types d’opérateurs des Grammaires Catégorielles. Les unités linguistiques étant des opérateurs, elles sont composables par les combinateurs de la logique combinatoire de Curry. En établissant un lien entre l’application et l’implication entre propositions, la corres-pondance, dite de Curry-Howard, entre le langage des types fonctionnels et celui des propositions, est interprétée dans le domaine de la linguistique.
Linguists do not always use the term “operator” clearly. Still, applying an operator to an operand is a basic operation in some applicative formalisms (?-calculus, combinatory logics, functional programming) used by linguists. An operator is associated to syncategorematic linguistic expressions. Church’s functional types are a suitable formalization of different types of operators in Categorial Grammars. Since linguistic units are viewed as operators, they can be composed by means of the combinators of Curry’s Combinatory Logic. A formal link between application and implication in propositional calculus explains the relevance of the Curry-Howard correspondence between functional types and the implication in propositional calculus; this correspondence is evaluated in the field of linguistics.
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W. Wilgen |
La rivalité historique entre une modélisation statitque et dynamique des faits linguistiques
résumé - abstract
Le structuralisme linguistique et plus tard les modèles de Chomsky ont favorisé une modélisation surtout logiciste et par le fait même statique. Un résumé critique de cette approche ouvre le débat. À la suite de propositions faites par le mathématicien René Thom, un petit nombre de linguistes et sémioticiens ont élaboré une stratégie nouvelle pour la recherche des principes de la morphogenèse et de l’évolution des structures linguistiques. Pour faciliter une comparaison de la stratégie statique (logique, ensembliste) et de la stratégie dynamique (catastrophiste, synergétique) quelques résultats de la modélisation dynamique sont résumés : la morphogenèse d’un système de voyelles, les configurations d’attracteurs dans le nœud verbal de la phrase (l’actance) et les schémas de force dans la promesse. Au-delà d’une grammaire catastrophiste, la modélisation de l’énonciation fait apparaître une dynamique de coordination. Enfin, la composition sémantique demande un contrôle du chaos au sein des groupes neuronaux en interaction (synchronie). Cette comparaison méthodologique mène à une réflexion sur la relation entre mathématique et linguistique en mettant en relief trois façons de voir cette relation. En conclusion la « controverse des catastrophes » des années 1978, les réactions de Zeeman et Thom et les conséquences pour une méthodologie de la linguistique dynamique sont discutées.
Linguistic structuralism and later generative grammars were mainly concerned with static (logic- or algebra-based) models. A critical overview of theses developments is given in the first section. Starting from proposals made by René Thom, a small group of linguists and semioticians developed a new strategy to search for morphogenetic principles and mechanisms of self-organization in language. In order to allow a methodological comparison of static (logical, set-theoretical) with dynamical (catastrophist) models, major achievements of dynamical models are summarized: the morphogenesis of vowel systems, configurations of attractors in verbal semantics (valence) and force schemata in a speech act (promise). Beyond a dynamical grammar (based on catastrophe theory), discourse and verbal interactions lead to the question of coordination and its stability. Finally the basic problem of neurodynamic synchrony in compositional semantics asks for chaos control. Our methodological comparison of both strategies leads to a reflection on fundamental relations between mathematics and linguistics. Three different perspectives are distinguished. By way of conclusion, the 1978 “controversy on catastrophes” and its consequences (drawn differently by Thom and Zeeman) highlight aspects of this relation.
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E. P. Stabler |
Mathématics of language learning
résumé - abstract
Le présent article passe en revue plusieurs approches mathématiques importantes de l’apprentissage des langues/langages. Nous mettons en lumière certains postulats fondamentaux communs, notamment le fait que toutes ces approches admettent des restrictions sur les facteurs capables d’influencer l’apprentissage. On notera qu’une part importante des travaux actuellement en cours dans ce domaine est précisément consacrée à la découverte et la justification de ces restrictions.
This paper surveys prominent mathematical approaches to language learning, with an emphasis on the common fundamental assumptions of various approaches. All approaches adopt some restrictive assumption about the nature of relevant causal influences, with much ongoing work directed to the problem of discovery and justification of these assumptions.
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| S. Girault & B. Victorri |
Linguistiques de corpus et mathématiques du continu
résumé - abstract
Les nouvelles technologies ont transformé radicalement les rapports des linguistes avec leur objet d’étude. On peut disposer aujourd’hui très facilement d’une impressionnante masse de données sur la langue, qui couvre la plupart de ses usages (du moins dans le domaine de l’écrit), sans aucune commune mesure avec ce qui était accessible il y a à peine dix ans. De plus, on commence à disposer de ressources linguistiques (comme les dictionnaires électroniques) de plus en plus exhaustives, et d’outils de traitement (analyseurs syntaxiques, etc.) de plus en plus fiables. Cet ensemble représente en fait un nouvel « instrument » qui permet de « voir » les phénomènes langagiers comme on n’avait jamais pu le faire auparavant, un peu comme la lunette de Galilée a permis de voir des phénomènes astronomiques (les ombres sur la Lune, les satellites de Jupiter, etc.) inaccessibles jusqu’alors. Il est donc assez normal que ce nouveau dispositif d’observation transforme assez radicalement les méthodes et les attendus de la modélisation informatique en linguistique et de ses applications en traitement automatique des langues.
New technologies have markedly changed the way linguists relate to their object of study. An impressive amount of data about language is now available, covering most of its usages – at least in the written medium – immeasurably more than what was on hand merely a decade ago. Moreover, linguistic resources are getting more comprehensive than ever (e.g. electronic dictionaries), while the reliability of processing tools keeps increasing (e.g. syntactic parsers). Together they constitute a new tool for scrutinizing the phenomena of language in ways that were not conceivable before, a bit like Galileo’s telescope suddenly revealed astronomic phenomena that could not have been perceived without it. Unsurprisingly, such an observation tool is having a profound impact upon both the methods and expectations of computer-modeled linguistics and its applications to automated language processing.
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| Varia |
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J.-P. Guillaume |
Un homme nommé ’af‛al :
sībawayhi et les incertitudes du métalangage
résumé - abstract
Les ‘mots-modèles’ (mital, pluriel amtila), mots fictifs destinés à représenter le schème morphologique des mots réels, constituent l’un des premiers outils élaborés par la tradition grammaticale arabe, et un élément important de son métalangage. Leur statut et leur usage font l’objet d’un chapitre du Kitab de Sibawayhi (mort en 797), qui se présente comme une discussion entre celui-ci et son maître al-Xalil (mort en 791) ; cette discussion est toutefois loin d’être claire, et mêle constamment trois lignes d’argumentation distinctes et difficilement compatibles. Ces incertitudes sont dues, en dernière analyse, à la tension, perceptible dans l’ensemble des textes grammaticaux arabes, entre une attitude intégrationniste stricte (les mots-modèles sont des mots comme les autres, et il convient de leur appliquer les règles de l’usage commun) et le souci de préserver leur fonction d’outils métalinguistiques.
The ‘pattern-words’ (mital, plural amtila), i.e. fictive words designed to represent the morphological patterns of real words, are among the first tools created by the Arabic grammatical tradition, and form an important element of its metalanguage. Sibawayhi (d. 797) devotes a chapter of the Kitab to their status and their use, in the form of a discussion between himself and his master al-Xalil; this discussion, however, if far from being conclusive, as it constantly mixes between three different – and to a point mutually exclusive – lines of argumentation. These uncertainties are due, all things considered, to the tension which pervades all Arabic grammatical texts, between a strictly integrationist attitude (pattern-words are words like the others, and should be treated as such), and the preoccupation with preserving their function as metalinguistic tools.
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Lectures & critiques
Comptes rendus
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Bernard Pottier |
Compte rendu de : Lazard, Gilbert, La quête des invariants interlangues : la linguistique est-elle une science? Paris, Honoré Champion, 2006, coll.: Bibliothèque de grammaire et de linguistique, 23, 352 p., ISBN 9782745313928 |
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Jacques Guilhaumou
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compte rendu de : Chantreau, Pierre-Nicolas, Dictionnaire national et anecdotique (1790) présenté et annoté par Agnès Steuckardt, Limoges, Lambert-Lucas, 2008, 220 p., ISBN 978-2-915806-78-6
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Jean-Claude Chevalier |
compte rendu de :
Chervel, André, L’orthographe en crise à l’école : Et si l’histoire montrait le chemin ?, Paris, Retz, 2008, 79 p., ISBN 2725628059. |
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Ouvrage de collaborateur
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Büttgen, Philippe
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Alain De Libera, Marwan Rashed & Irène Rosier-Catach, eds., Les Grecs, les Arabes et nous : enquête sur l’islamophobie savante, Paris, Fayard, 2009, 374 p., ISBN 9782213651385 |
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| Bühler, Karl |
Théorie du langage, Traduction, notes et glossaire de Didier Samain, présentation de Janette Friedrich, préface de Jacques Bouveresse, Marseille, Agone, 2009, coll.: Bancs d’essais, 687 p., ISBN 978-2-7489-0086-6, prix : 35 euros. |
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| Gessner, Conrad |
Mithridate. Mithridates (1555) Introduction, texte latin, traduction française, annotation et index par Bernard Colombat et Manfred Peters, Genève, Droz, 2009, coll.: Travaux d’Humanisme et Renaissance - 452 672 p., ISBN 978-2-600-01285-0 prix : 80 euros. |
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| Baratin, Marc, Bernard Colombat & Louis Holtz, eds. |
Priscien : Transmission et refondation de la grammaire, de l’antiquité aux modernes, 2009, coll.: Studia Artistarum 21, XXII+770 p., ISBN 978-2-503-53074-1, prix : 80 euros. |
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La nomination des langues dans l'histoire
E.Aussant
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Présentation |
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F. Lambert |
Les noms des langues chez les grecs
résumé - abstract
Les Grecs de l’Antiquité utilisaient deux termes pour désigner la ou les langue(s): glossa, qui a pris le sens de langue en grec moderne, et dialektos, qui signifie évidemment dialecte. Mais contrairement à ce que l’usage de ces termes dans les langues modernes laisse entendre, chez les Anciens ils ne réfèrent pas nécessairement à la hiérarchie attendue: chez les grammairiens, le dialektos désigne une langue ou une façon de la parler indifféremment, tandis que glossa renvoie plutôt à un mot ou une tournure de ce que nous appelons un dialecte ! Chez les historiens, les deux mots sont pratiquement interchangeables et réfèrent tous deux à une langue, sans la moindre notion de hiérarchie. D’autre part, en ce qui concerne la dénomination des langues, les Grecs n’utilisaient pas, comme nous le faisons, une forme nominalisée comme « le grec » ou « l’attique ». Ils concevaient plutôt leur langue et ses différents dialectes, ainsi que les langues « barbares », comme les façons de parler (dialektos) de différents peuples. Enfin il est apparu que, s’il est prématuré de parler de grammatisation à propos du travail des grammairiens grecs, cela ne les a pas empêchés de penser l’altérité linguistique dans leur propre domaine linguistique.
Ancient Greeks used two terms to designate their language or languages : glossa, which took on the meaning of language in modern Greek, and dialektos, which of course means dialect. But unlike the use of these terms in the modern languages, for the ancient Greeks they did not necessarily refer to the expected hierarchy : the grammarians used dialektos equally to designate any language or way of speaking, whereas glossa refers rather to a word or an expression belonging to what we now call a dialect ! Amongst historians the two words are virtually equivalent and both refer to any language without any hierarchy. On the other hand, as far as the designation of languages is concerned, Greeks did not use, as we do, a nominalized form such as « Greek » or « Attic ». In fact they conceived their language and its different dialects, as much as the « barbarian » languages, as ways of speaking (dialektos) by different peoples. Finally it is clear that, even though it is premature to call the work achieved by Greek grammarians grammatisation, this did not prevent them from conceiving linguistic otherness in their own linguistic domain.
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B. Rochette |
Les noms de la langue en latin
résumé - abstract
Cet article étudie la façon dont les auteurs latins ont nommé la langue. Les deux termes principaux pour désigner la langue en latin sont sermo et lingua. Le premier désigne surtout la langue comme moyen de communication, le second se situe sur un plan plus théorique. Pour désigner leur propre langue, les Romains ont forgé deux séries d’expressions : la famille de Latium et celle de Roma. La première, qui est prépondérante, désigne la langue de Rome de façon neutre, tandis que la seconde, qui apparaît plus tardivement, revêt souvent une dimension politique et désigne le latin comme langue de l’Imperium Romanum. Les termes de la série latine sont souvent associés à une valeur normative, comme le montre l’étude de l’adverbe Latine dans deux traités de rhétorique de Cicéron : le De oratore et le Brutus.
This article is devoted to the study of the names for language in Latin. Two Latin words appear to designate language, sermo and lingua. The first is used for language as a means of communication, the second relates to a more theoretical level. To name Latin, the Romans created two series of expressions : the family of Latium and that of Roma. The first, the more important, designates the language of Rome in a neutral way, the second, which appears later, often has a political dimension and designates Latin as the language of the Imperium Romanum. The words belonging to the Latin series are often associated with a normative value, as shown by the study of the adverb Latine in two rhetorical treatises by Cicero, De oratore and Brutus.
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J.-P. Guillaume |
Les noms des langues en arabe
résumé - abstract
Dès l’époque antéislamique, l’arabe dispose d’un vocabulaire abondant et expressif pour désigner les diverses « façons de parler » des autres, qu’il s’agisse de variétés dialectales d’arabe ou de langues étrangères. Ce vocabulaire reflète une conception du langage et de la diversité linguistique centrée sur les locuteurs : la langue est perçue, non comme une entité autonome, mais dans sa relation à ceux qui l’utilisent, et aux discours à travers lesquels elle se manifeste. C’est tout d’abord à travers les discussions sur la question des emprunts lexicaux dans le Coran, et sur celle des dialectalismes coraniques, qu’émerge progressivement l’idée de la langue arabe (al-?arabiyya) comme un objet abstrait, transcendant la compétence linguistique de chaque locuteur pris isolément. Cette conception atteindra sa forme la plus achevée à travers le processus de grammatisation de l’arabe : la ?arabiyya est alors perçue comme un système abstrait, où chaque élément, si marginal ou aberrant soit-il, occupe la place qui lui revient. Cette évolution, toutefois, est inséparable d’une « clôture glottocentrique » qui constitue la principale limite de la tradition linguistique arabe.
In the pre-Islamic period, Arabic had a wide range of expressive terms referring to the different « ways of speaking » of others (whether they were dialectal varieties of Arabic, or foreign languages). This vocabulary reflects a concept of language and linguistic diversity centered on the speakers : language is not perceived as an autonomous entity, but in its relation to its users and to the discourses through which it is manifested. The notion of Arabic (al-?arabiyya) as an abstract entity, transcending the individual linguistic competence of any speaker, emerged progressively in the framework of the discussions about the presence of foreign terms and dialectalisms in the Koran. This concept was most clearly articulated through the process of the grammatisation of Arabic : al-?arabiyya then refers to an abstract system, where each element, however marginal or aberrant, can find its due place. This evolution, however, is inseparable from a « glottocentric » atttitude which is the major limitation of the Arabic linguistic tradition.
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S. Kessler-Mesguich |
Le nom des langues dans la Bible et la tradition hébraïque
résumé - abstract
La question des langues dans la Bible a fait l’objet de nombreux travaux, mais ceux-ci portent essentiellement sur l’origine du langage et le mythe de Babel. Au demeurant, le matériel biblique est relativement maigre : les langues autres que l’hébreu sont surtout mentionnées lorsqu’il est question d’autres nations, proches ou ennemies, et l’existence de variantes dialectales n’est mentionnée explicitement qu’une seule fois. Dans les textes rabbiniques, qui s’élaborent sur fond de multilinguisme (hébreu – araméen – grec), les langues étrangères sont à la fois abordées dans le cadre de discussions juridiques et dans les récits et interprétations concernant la langue primitive et la langue de la révélation. Quant aux grammairiens juifs des 10e-11e s., ils ont pour but de décrire la langue de la Bible et de permettre une exégèse aussi exacte que possible : c’est pour les besoins de cette dernière qu’ils se réfèrent à l’araméen et à l’arabe.
The issue of language in the Bible arises in numerous works, but these are essentially concerned with the origin of language and the myth of Babel. However, the biblical material is relatively thin: foreign (viz., non Hebraic) languages are especially mentioned in connection with other nations, allies or enemies, and the existence of dialectal variants is mentioned explicitly only once. In rabbinical texts, which elaborate on the background of multilingualism (Hebrew – Aramaic – Greek), foreign languages are approached within the framework of legal discussions, and narratives and interpretations concerning the primitive language and the language of Revelation. As for the Jewish grammarians of 10th-11th centuries, they aim at describing the language of the Bible and at allowing exegesis as exact as possible : they refer in the Aramaic and in the Arabic to the needs of exegesis.
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E. Aussant |
Nommer/penser sa langue et celle des autres : le cas des grammairiens du sanskrit et des prakrits
résumé - abstract
L’objet de cet article est de décrire et d’expliquer la manière dont les grammairiens de l’Inde ancienne (du 4e s. avant notre ère jusqu’au 12e s.) nommaient les entités linguistiques. L’étude montre comment ces derniers semblent n’avoir jamais pris en compte l’altérité linguistique externe, pourtant avérée dès le 3e s. avant notre ère. L’altérité linguistique interne, en revanche, n’a pas été ignorée. Mais elle semble – pour la période concernée, tout au moins – avoir toujours été appréhendée sur le même mode, celui du continuum linguistique.
The aim of this paper is to describe and explain the way in which grammarians of ancient India (from the 4th century B. C. to the 12th century A. D.) named linguistic varieties. The study shows how these scholars seem to have never taken into account external linguistic alterity, though proved from the 3rd century B. C. on. Internal linguistic alterity, on the other hand, was not ignored, but – at least in the period under consideration – it seems to have always been conceived in the same manner, that is, as a linguistic continuum.
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| E wilden |
Depictions of language and languages in early Tamil literature - How Tamil became cool and straight
résumé - abstract
Le but de cet article est l’analyse du développement de la désignation de base de la langue tamoule (tami?) et de sa perception de l’autre, c’est-à-dire des autres langues, notamment la « langue du Nord » (va?a-mo?i & al.) dans les textes, pré-théoriques et non-théoriques, du premier millénaire de notre ère. La variété des genres et des textes dans leurs fonctions multiples préserve une diversité de voix qui n’a pas survécu dans les cercles limités au discours grammatical. Déjà dans les œuvres les plus anciennes, celles relevant de ce que l’on appelle le « Ca?kam », le mot tami? (« tamoul ») se trouve occasionnellement utili-sé pour le territoire, le peuple et la langue, mais aussi pour renvoyer à une tradition littéraire savante. On remarque un changement de perspective à partir du 7e s., avec une ap-parition graduelle dans les textes courtois et encore plus dans les textes dévotionnels d’attitudes qui favorisent le tamoul, souvent implicitement contre le Sanskrit. L’épicentre de ce mouvement se trouve dans la tradition Shivaïte.
This paper aims at following up the development of the basic designation of the language called Tamil (tami?) and its perception of otherness, i.e. other languages, especially the « Northern language » (va?a-mo?i & al.), in the early, pre-theoretical and non-theoretical, literature of the first millennium of the common era. The variety of literary genres and texts serving quite different purposes preserves a multiplicity of voices which have not survived into the relatively narrow circles interested in grammatical discourse. Already in the oldest literary corpus, that of the Ca?kam, the word tami? is occasionally used for territory, people and language, but also for a learned literary tradition. A marked increase can be observed from the 7th century onwards, where we find both in courtly and even more so in devotional texts the onset of a conscious promotion of Tamil, often in implicit contrast to Sanskrit. The epicentre of the movement seems to be located in the Shaiva tradition.
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| C. Harbsmeier |
on the Very Notions of Language and of the Chinese Language
résumé - abstract
Cet article présente un certain nombre de mots et expressions désignant « la langue chinoise » en chinois moderne ainsi que dans des formes plus anciennes de la langue. Il aborde ensuite l’histoire conceptuelle des mots chinois au sein du champ sémantique « langue ». Il se termine sur un bref examen des conceptions chinoises relatives à la nature, l’importance et les fonctions du langage humain.
This paper discusses the wide range of words and expressions for « the Chinese language » in modern Chinese as well as in earlier forms of the language. It then goes on to discuss the conceptual history of Chinese words within the semantic field LANGUAGE. Finally, there is a short survey of typical Chinese reflections on the nature, importance, and functions of human language.
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| A. Terada |
L'évolution des idées sur la langue dans le Japon ancien
résumé - abstract
Les Japonais ont conçu les idées sur leur langue à travers diverses recherches pour adapter l’écriture chinoise à leur langue. Ce qu’ils ont dû ajouter à l’écriture chinoise est précisément ce qui caractérise la langue japonaise.
The Japanese formulated different ideas about their language through various attempts to adapt Chinese writing to their language. What they needed to add to Chinese writing is precisely what characterises the Japanese language.
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Lectures & critiques
Comptes rendus
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Emilie Aussant |
compte rendu de : Tabouret-Keller, Andrée (éd.), Le nom des langues I – Les enjeux de la nomination des langues, Louvain-La-Neuve, Peeters, 1997, coll. : Bibliothèque des cahiers de l’Institut de linguistique de Louvain 95, ISBN 90-6831-953-1 (Peeters Leuven) 2-87723-349-9 (Peeters France)
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Emilie Aussant |
compte rendu de : Adamou, Evangelia (ed.), Le nom des langues II – Le patrimoine plurilingue de la Grèce, Louvain-La-Neuve, Peeters, 2008, Bibliothèque des cahiers de l’Institut de linguistique de Louvain 121, ISBN 978-90-429-2059-0 (Peeters Leuven) 978-2-7584-0020-2 (Peeters France).
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Emilie Aussant |
compte rendu de : Pollock, Sheldon, The language of the gods in the world of men. Sanskrit, culture and power in premodern India, Delhi, Permanent Black, 2007, 684 pages, ISBN 81-7824-178-1 |
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Béatrice Godart-Wendling |
compte rendu de :« Actualité de la philosophie analytique en France », compte-rendu de : François Récanati Philosophie du langage (et de l’esprit), Paris, Gallimard, 2008, coll. Folio essais, 272 p., ISBN 978-2-07-042162-6 et Bruno Ambroise, Qu’est-ce qu’un acte de parole ?, Paris, Vrin, 2008, coll. Chemins philosophiques, 130 p., ISBN 978-2-7116-2151-4.
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texte du compte rendu - fichier pdf |
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Béatrice Godart-Wendling |
compte rendu de : Rivenc, François et Gabriel Sandu, Entre logique et langage, Paris, Vrin, 2009, coll. : Mathesis, 174 p., ISBN 978-2-7116-2192-7. |
texte du compte rendu - fichier pdf |
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Didier Samain |
compte rendu de : Formigari, Lia, Introduzione alla filosofia delle lingue, Roma, Editori Laterza, 2007, coll.: Manuali Laterza 237, 133 p., ISBN 978-88-420-8214-9 |
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haut de page |
* Jean-Luc
Chevillard a pris la direction de la revue au 1er janvier 2003. Il succède dans
cette fonction à :
- 1986-2002, directeur :
Sylvain Auroux
- 1983-1985, directeurs :
Sylvain Auroux et Michel Glatigny
1981-1982, direction :
Jean-Claude Chevalier, Sylvain Auroux, Charles Porset, Michel
Glatigny
- 1979-1980 : directeur :
Jean-Claude Chevalier
Numéros disponibles
12,II |
(1990) |
Grammaires médiévales |
13,I |
(1991) |
Epistémologie de la linguistique |
13,II |
(1991) |
Théories et données |
14,I |
(1992) |
L’adjectif : perspectives historique et typologique |
14,II |
(1992) |
Théories linguistiques et opérations mentales |
15,I |
(1993) |
Histoire de la sémantique |
15,II |
(1993) |
Sciences du langage et outils linguistiques |
16,I |
(1994) |
Actualité de Peirce |
16,II |
(1994) |
La grammaire des Dames |
17,1 |
(1995) |
Théories du langage et enseignement/apprentissage des langues (fin du XIXe siècle/début du XX e siècle) |
17 ,2 |
(1995) |
Une familière étrangeté : la linguistique russe et soviétique |
18,1 |
(1996) |
La linguistique de l’hébreu et des langues juives |
18,2 |
(1996) |
L’esprit et le langage |
19,1 |
(1997) |
Construction des théories du son (Première partie) |
19,2 |
(1997) |
Contruction des théories du son (Deuxième partie) |
20,1 |
(1998) |
Les grammaires indiennes |
20,2 |
(1998) |
Théories des cas |
21,1 |
(1999) |
Linguistique des langues slaves |
21,2 |
(1999) |
Constitution de la syntaxe |
22,1 |
2000 |
Horizons de la grammaire Alexandrine (I) |
22 ,2 |
2000 |
Horizons de la grammaire Alexandrine (II) |
23,1 |
2001 |
Le traitement automatique des langues |
23,2 |
2001 |
Dix siècles de linguistique sémitique |
24 ,1 |
2002 |
Grammaire et entités lexicales |
24,2 |
2002 |
Politiques linguistiques 1/2 |
25,1 |
2003 |
Politiques linguistiques 2/2 |
25,2 |
2003 |
Les syncatégorèmes |
26,1 |
2004 |
Langue et espace : Retours sur l'approche cognitive |
26,2 |
2004 |
La linguistique baltique |
27,1 |
2005 |
L’autonymie |
27,2 |
2005 |
Autour du De Adverbio de Priscien
|
28,1 |
2006 |
Histoire des idées linguistiques et horizons de rétrospection |
28,2 |
2006 |
Hyperlangues et fabriques de langues |
| 29,1 |
2007 |
Théorie des sons |
| 29,2 |
2007 |
Le Naturalisme Linguistique et ses désordres |
| 30,1 |
2008 |
Grammaire et mathématiques en Grèce et à Rome |
| 30,2 |
2008 |
Les langues du monde à la Renaissance |
| 31,1 |
2009 |
Mathématisation du langage au 20e siècle |
| 31, 2 |
2009 |
la nomination des langues dans l'histoire |
| en préparation : |
|
|
| 32,2 |
2010 |
Catherine II et les langues |
INFORMATIONS POUR LES AUTEURS
HEL publie des numéros thématiques et des recueils
d'articles hors thème. Chaque numéro comprend environ 400 000 signes. Le
comité de rédaction choisit les projets thématiques après rapport d'au
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articles hors thème sont choisis après deux rapports de lecture selon le
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de cinq caractères. Les citations sont en interligne simple (pas de
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la date de parution et la page (ex. : Stéfanini 1976, p. 26 ou Stéfanini
1976, p. 26-30). Les noms propres sont en minuscules dans le texte, les
références et les citations, et de même dans la bibliographie. Pour la
bibliographie on se conformera aux normes suivantes : Aarsleff, Hans (1971). « Guillaume de Humboldt et la pensée linguistique des idéologues », Joly, André et Stéfanini, Jean (éd.), La Grammaire générale des
modistes aux idéologues, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires de Lille, 217-241. Chomarat, Jacques (1981). Grammaire et rhétorique chez Érasme, Paris, Les Belles-Lettres, 2 vol.Heath, Terrence (1971). « Logical Grammar, Grammatical Logic and Humanism in Three German Universities », Studies in the Renaissance 18, 9-64.Joly, André et Stéfanini, Jean (éd.) (1977). La Grammaire générale des modistes aux idéologues, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires de Lille.
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HEL publishes thematic issues and open issues. Each issue is about 400
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member of the Reading Committee specialized in the intended topic and are
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general orientation, a list of the papers and a short synopsis of each
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and in the citations as well as in the reference section).
The
reference section (bibliography) must be consistent with the following
examples :
Aarsleff, Hans (1971). « Guillaume de Humboldt et la pensée linguistique des idéologues », Joly, André et Stéfanini, Jean (éd.), La Grammaire générale des
modistes aux idéologues, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires de Lille, 217-241. Chomarat, Jacques (1981). Grammaire et rhétorique chez Érasme, Paris, Les Belles-Lettres, 2 vol.Heath, Terrence (1971). « Logical Grammar, Grammatical Logic and Humanism in Three German Universities », Studies in the Renaissance 18, 9-64.Joly, André et Stéfanini, Jean (éd.) (1977). La Grammaire générale des modistes aux idéologues, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires de Lille.
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mise à jour : janvier 2008 |